Il pleut aux creux de mes yeux (extrait)

Il pleut très fort aux creux de mes yeux,
Ma gorge, mon cœur et mon âme se nouent
Mes rêves, devant moi me tiennent plus debout,
Je souffre, je  crains de mourir malheureux.

Les gens qui m’entourent ne me voient pas,
Prisonniers de leurs murs de défense,
Ils avancent à grand pas vers la démence,
Je crie: ” alertes!” mais ils ne m’écoutent pas.

Je suis seul dans ce monde plein de mondes,
Ou les yeux sont rivés vers l’horizon,
Et les lèvres  chantent l’égoïsme comme chanson
Invoquant le soleil par un culte immonde.

Il s’est vu dépourvu de sa splendeur,
Il n’existe plus en lui l’envie de réchauffer
L’océan. A quoi lui sert-il d’éclairer
Cette  mer porteuse de douleur?

Il pleut encore aux creux de mes yeux
Mon sang se déverse à chaque cri d’un enfant
Humilié, maltraité, violé, se mélangeant avec le vent
Pour s’envoler vers Papa Dieu.

Le sourire se dissipe sur les lèvres des petits,
Plus de bras, plus d’épaules, plus de sourire aux lèvres,
Jadis remèdes efficaces à leurs fièvres,
Aujourd’hui plus grands objets de leurs envies.

Mon âme  se trouve prisonnier du désir
De  vouloir tout changer, moi une île
Caressée par l’haleine de ce vent débile
Qui ne cesse d’expirer son déplaisir.

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